Du pouvoir des mots et de l’inaction
Évidemment dans le passé, j’ai parlé à de nombreuses personnes de mon intention de mettre mes réflexions plus ou moins profondes sur “papier”. On me l’a aussi souvent demandé: “Mets tes tranches de vie en ligne.”
Depuis la journée où Michael Jackson est mort et que ce blog a finalement été installé, le syndrome de la page blanche m’est venu. Pourquoi? Je pensais qu’il serait si facile de parler de mon opinion sur le bonhomme de Gary, IN. Mais…
L’aboutissement de ma pensée sur mon inaction m’est soudain apparu plus clair hier: JE NE TRAÎNE PAS DE CALEPIN.
Écrire sur quelque chose demande de la réflexion. De manières soudaines, je m’étonne souvent de quelques perles qui pourraient être catapultées sur mon blog. L’éclair de génie prenant fin au bout de 15 secondes, je suis déjà une autre pensée. Et puis, quand bien même je me dirais : “Tu vas la retenir celle-là”, et bien, je ne la retiens jamais.
Le pire dans tout ça, c’est qu’il faut avoir quelque chose de relativement pertinent à dire. Si au moins j’avais eu l’idée de cuisiner toutes les recettes de Julia Child. L’idée est déjà prise, mais moi ça serait le livre de Jehane Benoît Encyclopédie de la cuisine canadienne. Ou bien je pourrais faire comme l’homme qui a décidé de se prendre en photo à tous les jours. Mais en quoi ajouterai-je quelque chose de différent dans la poutine quotidienne des gens?
En fait, le point fondamental, c’est qu’écrire un blog, c’est exigeant. Ça demande de la méthode. Et certainement un peu d’auto-censure.
Après une année de parlage dans les airs, ce blog est une réalité
Qui l’eût cru?
Finalement, ”je mets mon argent où ma bouche est” et je commence à écrire mes pensées.
